Chauffage par énergies renouvelables : comment ça fonctionne ?

Le chauffage est un poste de dépense non négligeable à la maison et pourtant, il est difficile de s’en priver. Et selon le système utilisé, ses impacts sur l’environnement sont plus ou moins importants. Il est toutefois possible de remédier à ces deux faits en instaurant un système de chauffage utilisant les énergies renouvelables. Cela permet à la fois d’économiser et de réduire son empreinte carbone. Comment ça marche exactement ?

Le chauffage par énergies renouvelables vivement conseillé

Le chauffage par énergies renouvelables vivement conseillé

Même si vous ne les avez pas encore adoptés, vous avez forcément déjà entendu parler des énergies renouvelables. Mais de quoi s’agit-il réellement et est-il vraiment intéressant de basculer vers ce système ?

Les énergies renouvelables sont issues de l’exploitation du soleil, du vent, de l’eau et de la chaleur du sol. Ce sont des énergies qui existent naturellement dans notre environnement, en quantité inépuisable et surtout que l’on peut utiliser gratuitement. Ainsi, contrairement aux énergies fossiles comme le fioul, le propane ou le gaz naturel, les énergies renouvelables ne détruisent pas l’environnement et elles coûtent moins cher. C’est d’ailleurs grâce à leur côté écologique que les gouvernements recommandent vivement leur utilisation.

Et pour encourager les ménages à basculer vers ce mode de chauffage, différentes aides et subventions à l’installation sont proposées. Pourquoi ces aides ? Parce que si l’exploitation proprement dite des énergies renouvelables reste des plus abordables, la mise en place du système qui permet de les exploiter coûte cher. Il faut effectivement un certain investissement pour mettre en place les équipements qui vont permettre de les transformer en énergies de chauffage, voire en électricité.

Pour information : tous les logements neufs doivent se conformer aux exigences de la norme RT 2012 qui impose l’utilisation, soit d’une énergie renouvelable, soit d’une solution alternative moins énergivore.

A lire – Quel est le meilleur système de chauffage pour une maison neuve ?

Les différents types d’énergies renouvelables pour se chauffer

Les différents types d’énergies renouvelables pour se chauffer

Il existe de nombreux types d’énergies renouvelables pouvant être exploitées pour se chauffer.

Le soleil

En quantité inépuisable dans l’environnement, les rayons du soleil sont très efficaces pour produire de l’énergie de chauffage. Ils sont, de plus écologiques puisque ne dégagent pas de gaz à effets de serre. Pour transformer la chaleur qu’ils dégagent en énergie de chauffage, il faut mettre en place des panneaux solaires thermiques.

Ces derniers doivent être installés sur le toit et de préférence orientés sud pour profiter pleinement du soleil. Ils sont reliés à un circuit hydraulique, car la chaleur va être restituée à l’eau du circuit. C’est cette eau chaude qui va ensuite alimenter le circuit de radiateurs ou le plancher chauffant. Et bien sûr, le système permet aussi d’avoir de l’eau chaude sanitaire à longueur d’année ce qui va, à coup sûr, réduire votre facture.

En été, les panneaux solaires thermiques peuvent assurer jusqu’à 70 % de la consommation d’eau chaude d’une maison. Pour en installer, il faudra investir entre 4 000 à 8 000 euros selon la surface des panneaux et le modèle choisi.

Notez que les panneaux solaires thermiques se chargent uniquement de produire de l’eau chaude alimentant le système de chauffage. Il ne faut pas les confondre avec les panneaux solaires photovoltaïques qui, en plus de produire de l’énergie de chauffage, produit aussi de l’électricité.

A lire – Les tuiles photovoltaïques : quels sont ses avantages ?

L’air

L’air véhicule de la chaleur émise par le soleil. Il est alors possible de la capter puis de la transformer en énergie de chauffage. Côté efficacité, ce système s’avère surtout performant là où la température reste assez chaude à longueur d’année. Dans les régions très froides en hiver, il reste possible de l’associer à un système dont la performance ne dépend pas de la température extérieure. Pour permettre la production d’énergie avec l’air extérieur, il faut installer une pompe à chaleur (PAC) aérothermique.

La pompe à chaleur est le système qui va permettre d’extraire les calories présentes dans l’air extérieur, de les transformer en énergie de chauffage puis de les restituer, soit à l’eau du système de chauffage, soit à l’air du système de ventilation. Dans le premier cas, on parle de PAC air-eau tandis que dans le second cas, on parle de PAC air-air.

Lire aussi – Zoom sur la ventilation d’une maison

Pour la PAC aérothermique, le coût varie en fonction du modèle choisi. Pour l’installation d’un modèle air-air, il faut un budget de 6 000 à 15 000 euros tandis que pour un modèle air-eau, il faut prévoir dans les 10 000 à 20 000 euros.

La chaleur du sol

La terre stocke de la chaleur et c’est cette dernière que la PAC géothermique va exploiter. Pour se chauffer grâce aux calories présentes dans le sol, il faut également installer une pompe à chaleur spécialement conçue pour extraire l’énergie stockée dans le sol. Pour ce faire, la PAC inclut des capteurs à enfouir dans le sol. Les capteurs extraient l’énergie, la fait passer à travers la PAC pour être transformée en énergie de chauffage puis l’injecte soit dans le circuit d’eau chaude de la maison.

Contrairement à la PAC aérothermique, la PAC géothermique reste performante à longueur d’année puisqu’elle ne dépend pas de la température extérieure.

La mise en place d’une PAC géothermique coûte entre 10 000 à 25 000 euros. Diverses conditions doivent être remplies pour instaurer ce système comme la présence d’un terrain plus ou moins vaste dans les environs directs de la maison pour installer les capteurs.

La biomasse

La biomasse se traduit par un ensemble de matières organiques comme le bois. On en trouve en abondance dans la nature ce qui explique son coût relativement abordable. En France, c’est l’énergie renouvelable la plus utilisée par les ménages.

Dans le commerce, la biomasse est vendue sous forme de granulés ou de pellets. On les utilise aussi bien pour la chaudière ou la poêle. Avec un système moderne, il est possible d’obtenir jusqu’à 95 % de rendement. Autrement dit, ce système reste peu cher et pourtant efficace. Néanmoins, comme tous les autres systèmes cités précédemment, il faudra un bon investissement de départ pour se fournir d’une chaudière ou d’une poêle moderne.

En moyenne, la chaudière à biomasse coûte entre 3 000 à 25 000 euros, selon son gabarit et sa performance.

Les aides possibles pour se chauffer aux énergies renouvelables

Les aides possibles pour se chauffer aux énergies renouvelables

Puisque le chauffage aux énergies renouvelables est plus écologique et respectueux de l’environnement, l’Etat a mis en place diverses aides et subventions pour aider les ménages à financer les travaux dont ils ont besoin.

Ce soutien financier vise aussi à lutter contre la précarité énergétique puisqu’à cause de factures trop élevées dues à des systèmes de chauffage obsolètes et trop énergivores, un grand nombre de foyers sont contraints de se passer de chauffage même en hiver. Les aides prévues leur permettent alors de financer les travaux nécessaires pour accéder à un meilleur confort thermique tout en réduisant le montant des factures.

Parmi les aides disponibles, on peut citer :

L’éco-prêt à taux zéro ou éco-PTZ

C’est un crédit sans intérêt que la banque consent aux personnes concernées. L’emprunteur n’aura à rembourser que le capital mis à sa disposition tandis que les intérêts du prêt sont à la charge de l’Etat. Certains travaux de rénovation énergétique peuvent être financés par ce crédit dont le montant peut aller de 7 000 à 30 000 euros selon les cas.

Ma Prime Rénov

Anciennement connu sous le nom de CITE, MaPrimeRénov n’est autre que la version actualisée du crédit d’impôt pour la transition énergétique. Elle est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2021. Cette prime permet de financer des travaux de rénovation énergétique dans sa résidence principale. Seuls les propriétaires occupants leur logement peuvent en bénéficier. Il faut également confier les travaux à un professionnel Reconnu Garant de l’Environnement (RGE) pour l’obtenir. Son montant varie selon divers critères comme la taille du ménage et les ressources. Le montant le plus bas est estimé à 14 879 euros tandis que le barème le plus élevé peut se situe à plus de 69 000 euros.

La prime énergie

La prime énergie est une subvention versée aux ménages par les acteurs majeurs du secteur énergétique. Il s’agit des vendeurs de carburant, des fournisseurs d’énergie … Pourquoi ces derniers agissent ainsi ? Parce que l’Etat les y oblige.

En effet, depuis la sortie de la loi POPE en 2005, ces professionnels doivent réaliser un certain quota d’économies d’énergie. Autrement dit, ils doivent encourager les ménages à entreprendre des travaux de rénovation énergétique chez eux. Pour ce faire, ils leur offrent une subvention dont le montant varie selon l’acteur concerné, la nature des travaux et les revenus du ménage. En contrepartie, les acteurs de l’énergie récupèrent les Certificats d’Economie d’Energie (CEE) obtenus par les ménages après réalisation des travaux. En présentant ces CEE à l’Etat, ils évitent d’éventuelles sanctions.

La TVA à taux réduit

Lorsqu’un ménage fait réaliser des travaux de rénovation énergétique par un professionnel RGE, ce dernier peut appliquer la TVA à taux réduit ou TVA à 5,5 % lors de la facturation. Avec ce système, il n’y a nul besoin de déposer une requête puisque le taux réduit est appliqué automatiquement sur chaque facture. Le ménage verra alors ses dépenses se réduire jusqu’à parfaite exécution des travaux. Bien sûr, certains travaux y sont éligibles alors que d’autres ne le sont pas. Discutez-en avec le professionnel contacté avant la signature du contrat.

Les aides de l’Anah

L’Anah (agence nationale de l’habitat) propose deux formes d’aides pour la rénovation énergétique. Il s’agit de :

  • « Habiter Mieux Sérénité » : cette aide est accordée lorsque le ménage prévoit d’exécuter une rénovation globale de son habitation afin d’obtenir une performance énergétique d’au moins 25 % (25 % de moins sur la consommation d’énergie).
  • « Ma Prime Rénov’ » : cette aide est accordée pour la réalisation de travaux de rénovation énergétique ponctuels comme le remplacement de l’ancienne chaudière par une nouvelle, la réalisation de travaux d’isolation …

Certaines de ces aides peuvent être cumulées ce qui permettrait d’augmenter son budget à la hausse et d’ainsi entreprendre plus de travaux pour rendre son logement moins énergivore.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *